(1) Livre Blanc sur les prisons franquistes, Ruedo Ibérico, Paris, 1976.
(2) A. Reig Tapia: Idéologie et histoire: sur la répression franquiste et la guerre civile, Akal, Madrid, 1984.
(3) Le chiffre est celui qui a eu le plus de succès depuis que Charles Foltz se faisait l'écho du nombre rapporté par un fonctionnaire franquiste: 192.000 victimes entre 1939 et 1944. Ce chiffre est accepté aussi par Guy Hermet et d'autres. Elena de la Souchère a donné la chiffre de 220.000 pour les premières années de l'après guerre, tandis que le général Cabanellas parle de 300.000, et Stanley G. Payne a élevé le chiffre à 370.000 fusillés.
(4) Harmut Heine: L'opposition politique au franquisme, Crítica, 1983, pg.49.
(5) À Cuelgamuros (el Valle de los Caídos, dans la montagne du nord de Madrid) les prisonniers étaient loués aux entreprises (Banús, San Roman y Molas) par 10'50 pesetas la journée, dont l'État gardait 10 pesetas pour l'entretien du réclus et remettait les autres 50 centimes à celui-ci. On travaillait les dimanches et les jours fériés, 9 heures l'hiver et 10 heures l'été. En plus, les heures supplémentaires étaient assez fréquentes parce qu'elles étaient directement payées au travailleur-prisonnier.
(6) La grande bourgeoisie a même mis en cause la reproduction physique des travailleurs au point que l'État a du imposer des normes telles que le troisième mois ou le salaire minimum ce qui a évité la défaillance de la main d'œuvre par inanition. Évidement, le régime l'a utilisé de façon démagogique pour démontrer sa position sociale favorable pour les ouvriers.
(7) Approximation à l'histoire du PCE, chapitre VII: La guerre n'est pas fini, Supplément de Resistencia, mars 1995, pg.19.
(8) L'aide américaine à l'Espagne fut inférieure à celle d'autres pays dans le cadre du Plan Marshall et fut exécutée sous forme d'emprunts pour 65 pour cent et de donations seulement pour 35 pour cent. Cependant elle fut d'une importance économique et politique vitale.
(9) Manuel Vázquez Montalbán: La pénétration américaine en Espagne, Cuadernos para el Diálogo, Madrid, 1974, pg.135.
(10) Salustiano del Campo: Analyse de la population espagnole, Ariel, Barcelona, 2ª édition, 1975, pg.148.
(11) J. A. Moral Santín: Le changement de direction du capitalisme espagnol: de l'autarcie à la libéralisation, du agrarisme à l'industrialisation. Croissement et crise structurelle en Espagne (1959-1980), Akal, Madrid, 1981, pg.82.
(12) Un avenir pour Espagne: la démocratie économique et politique, prologue de Santiago Carrillo, Paris, 1969, pg.168.
(13) Santiago Carrillo: Demain, l'Espagne, cit., pg.226.
(14) Thèmes de formation marxiste-léniniste, Contracanto, Madrid, 1989, pg.230.
(15) P. Preston: Le triomphe de la démocratie en Espagne, Plaza y Janés, Barcelone, 1968, pg.36.
(16) L. E. de la Villa y C. Palomaque: Introduction à l'Économie du Travail, Debate. Madrid, 1980, vol. I, pg.370.
(17) L'essor du mouvement ouvrier et révolutionnaire et la reconstruction du Parti Unique de la classe ouvrière en Espagne, Bandera Roja num. 17, septembre 1972.
(18) Franquisme et lutte de classes. Une approche historique, Barcelone, 1977, cit., pgs.83-84.
(19) Le premier affrontement contre la police a lieu pendant la manifestation du 1èr mai, en 1967, lorsqu'un nombreux groupe de travailleurs se défend en jetant de pierres contre la police, qui se voit obligée de reculer.
(20) Manuel Pérez: Actes du Premier Congrès du Parti Communiste d'Espagne (reconstitué), septembre 1975, pg.6.
(21) Actes du Premier Congrès du Parti communiste d'Espagne (reconstitué), septembre 1957, pg.77.
(22) Actes du Premier Congrès du Parti Communiste d'Espagne (reconstitué), septembre 1975, pg.77.
(24) Brève histoire du mouvement de gauches, Antorcha num. 6, septembre 1974, I époque.
(25) Actes du I Congrès du Parti Communiste d'Espagne (reconstitué), septembre 1975, pg.53.
(26) Brève histoire du mouvement de gauches, cit.,
(27) Lénine: Quoi faire?, Œuvres Choisies en douze volumes, Volume III, pgs. 92 et 102.
(29) Bandera Roja, Novembre 1972.
(30) Bandera Roja, num. 5, II époque, novembre 1975.
(31) Bandera Roja, janvier 1974.
(32) Quel est le vrai sens des événements?, Bandera Roja num. 45, premier juin 1974.
(33) Le point de revirement, Bandera Roja num. 5, II époque, Novembre 1975.
(34) Une crise est finie, une autre est ouverte, Bandera Roja num. 7, II époque, janvier 1976.
(*) En Espagne, on appelle petites casernes d'entreprises les syndicats révisionnistes et réformistes, tels que les Commissions Ouvrières ou l'UGT (Union Générales des Travailleurs). C'est un jeu de mots qui fait allusion aux casernes de la garde civile. Et on fait ce jeu de mots parce que le rôle de ces syndicats a été de dénoncer les ouvriers les plus combatifs aux patrons et à la police. D'où le nom de petites casernes (NdT).
(35) Commentaire ouvert à la Déclaration d'Arias Navarro, Bandera Roja num. 63, mars 1975.
(36) Commentaire ouvert à la Déclaration d'Arias Navarro, Bandera Roja num. 63, Mars 1975.
(37) Joan Tullen i Thomas: Fondements économiques de la transition politique espagnole. La politique économique des Pactes de La Moncloa, Ministère de Travail et Sécurité Sociale, Madrid 1993, pg.279.
(38) Carlos Huneus: L'Union de Centre Démocratique et la transition à la démocratie en Espagne, Siglo XXI, Madrid, 1985, pg.125.
(39) Mémoire de la transition, Grijalbo, Barcelone, 1983, pg. 51.
(40) La presse en crise. Bilan de cinq ans. Le postfranquisme, Temps d'Histoire num 72, novembre 1980, pgs. 172 à 179.
(41) J.L. Morales: L'alternative militaire. Le coup d'État après Franco, Revolución, Madrid, 1981, pg. 19.
(42) La nationalisme basque radical, 1959-1986, Alianza Editorial, Madrid, 1998, pg. 151.
(43) Triunfo, num. 656, 26 avril 1975, pg. 97.
(44) El País, 21 octobre 1983.
(45) El País, 17 novembre 1983.
(47) Dans cette étape initial de défensive stratégique, les actions armées doivent être en tout moment subordonnées a la lutte politique des masses [...] Les actions armées antifascistes accompagnent le mouvement de masses et, en outre, débroussaillent le chemin qui conduit à leur organisation (Les révélations opportunistes de Verdú, Bandera Roja num. 26, août 1977).
Dans un autre document postérieur, le Parti soulignera aussi que on ne prétend jamais substituer à l'initiative et l'activité des masses les actions guérilleras. Il ne s'agit que de continuer l'action des masses quand cela est nécessaire, quand on montre ainsi aux ouvriers le chemin à suivre et qu'on leur ouvre des perspectives de victoire (À une année de gouvernement socialfasciste, 1984, pg. 14).
Au cours du IIe Congrès, qui aura lieu peu après, on insiste sur la même Ligne: La lutte armée est un complément de la lutte de masses, de la résistance active. Le Parti doit concentrer son travail sur les masses, comme question principale ; le travail interne, même s'il a une grande importance dans l'étape actuelle de notre développement, doit se plier au travail de masses. D'après les mots du Rapport Politique au IIIème Plénum: Dans les conditions de notre pays, la seule façon de forger l'unité du peuple, de créer des organisations politiques de masses et de pousser le mouvement de résistance antifasciste, passe par l'affaiblissement de l'appareil répressif du fascisme, par la démonstration de sa grande vulnérabilité et de sa grande faiblesse; passe par l'élimination des derniers vestiges de la terreur qu'ils tentent d'inspirer. De cette façon seulement on peu parler d'organisation, de liberté et d'unité. Autrement, comme on est en train de démontrer,ce ne serait que bavardages.
Sur la base de ces analyses, notre Parti consacrera l'idée du lien étroit de la guérilla avec le mouvement de masses: Beaucoup se demanderont ce qu'on s'entend par Mouvement Politique de Résistance. Les uns peut-être l'identifient avec l'activité de la guérilla; les autres avec l'activité clandestine des organisations qui s'affrontent ouvertement au régime. Cependant, le Mouvement Politique de Résistance comprend non seulement l'activité politico-militaire des organisations antifascistes en général, mais aussi la lutte quotidienne ou semi-spontanée des masses ouvrières et populaires: grèves, occupation d'usines, destruction de stocks, châtiment de briseurs de grève, sabotages des installations des entreprises, boycott des farces électorales, etc.; en somme, toute sorte de protestations, d'initiatives et de manifestations qui échappent au contrôle du gouvernement, des partis et des autres mafieux qui le soutiennent. Le mouvement de résistance populaire et l'activité politico-militaire forment donc un ample et seul mouvement de résistance face aux plans et aux charges de la réaction (À une année de gouvernement socialfasciste, 1984, pg. 14).
(48) Resserrer l'unité des organisations antifascistes, Gaceta Roja num. 40, 1 mars 1977.
(49) Pour un programme qui serve de base à l'unité du mouvement de résistance antifasciste, Gaceta Roja num. 76, 1 septembre 1978.
(50) Résumé des point traités dans le IVème Plénum du Comité Central, Bandera Roja, num. extraordinaire, 15 mai 1977.
(51) Le IIème Congrès: une alternative politique, Bandera Roja num. 24, juin 1977.
(52) Lénine: Quoi faire?, Œuvres Choisies en douze tomes, tome II, pg. 106.
(53) Le travail légal doit être subordonné au travail clandestin. Le révolutionnaire accepte les réformes pour les utiliser comme une aide pour combiner le travail légal avec le clandestin, pour en profiter comme un écran qui permet d'intensifier le travail clandestin de préparation révolutionnaire des masses dans le but de renverser la bourgeoisie.
Voici l'essence de l'utilisation révolutionnaire des réformes et des accords dans les conditions de l'impérialisme.
Le réformiste, par contre, accepte les réformes pour renoncer à tout travail clandestin, pour miner la préparation des masses dans le but de la révolution et pour s'endormir à l'ombre des réformes accordées d'en haut
(54) Publié dans Bandera Roja, num. 37, juillet 1978.
(55) Où aller? Quel chemin devons-nous prendre?, Rapport au Comité Central, septembre 1984.
(56) Le pouvoir et la perfection de son appareil paraissait d'autant plus terrible qu'il trouvait de ressources insoupçonnées dans les bas-fonds de l'âme humaine.
Cependant, elle ne put rien empêcher. Durant un demi siècle, elle défendit inutilement l'autocratie contre la révolution, qui chaque année devenait plus forte En 1917, l'autocratie s'effondra sans que les légions de mouchards, de provocateurs, de gendarmes, de bourreaux, de gardes municipaux, de cosaques, de juges, de généraux, de popes, puissent dévier le cour inflexible de l'histoire. Les rapports de l'Okrana rédigés par le général Globachev constataient la proximité de la révolution et prodiguaient au tsar des avertissements inutiles. De même que les plus sages médecins appelés pour soigner un moribond ne peuvent que constater, minute à minute, les progrès de sa maladie, les toutes-puissantes polices de l'Empire voyaient impuissants le monde tsariste se précipiter à l'abîme.
Parce que la révolution était conséquence de causes économiques, psychologiques, morales, situées plus loin et hors sa portée. Ils étaient condamnés à y résister inutilement et à succomber. Parce c'est l'illusion éternelle des gouverneurs de croire qu'ils peuvent annuler les effets sans considérer les causes
(57) Que faire?, Œuvres Choisies en douze volumes, tome II, pg. 106.
(58) Où aller? Quel chemin devons-nous prendre?, Rapport au Comité Central, septembre 1984.
(59) Nuestra Bandera, num. 90, 1977, pg. 30.
(60) Nicolás Redondo: Non au pacte social, Cambio 16, 21 août 1977.
(61) Federico Ysart: Qui fit le changement?, Argos Vergara, Barcelone, 1984, pg. 166.
(62) Joan Trullen i Thomás: Fondements économiques de la transition espagnole. La politique économique des accords de la Moncloa, Ministère de Travail et de la Sécurité Sociale, Madrid, 1993, pg. 180.
(63) Où aller? Quel chemin devons-nous prendre?, Rapport au Comité Central, septembre 1984.
(64) La décennie de l'infamie, Rapport Politique présenté au IIIe Congrès, Août 1993.
(65) Proposition sur la Ligne du mouvement communiste international.
(66) Bandera Roja, II Époque, num. 9.